Pan Africa ILGA’s statement on the arrest of Cameroonian Trans Celebrity Shakiro

English

Johannesburg Friday March 12th. Pan Africa ILGA has joined LGBTIQ activists across West Africa to call for the immediate release of Mildred Loic (Shakiro) and Moute Rolland (Patricia) who were arrested by the gendarmerie of Nkoulouloun – Douala on February 8th, 2021.

The two were arrested on the charges of homosexuality and after the gendarme officers asked for their identification cards which they did not have. News reports have shown that police questioned them about their alleged homosexuality, using threats and torture. The police made them sign a confession without allowing them to review it. Later the two arrestees were imprisoned with more than 30 men in a 10-square-meter space where many detainees had to sleep on the floor.

“We have learnt that Shakiro and Patricia did not receive access to a lawyer and their families when they were arrested. They have been threatened to death by other detainees and continue to be traumatized. This is a hindrance to basic human rights which the two are entitled to without discrimination.” Nate Brown, the Executive Director of Pan Africa ILGA mentioned.

Cameroun remains one of the African states where homosexuality is illegal. Cameroonian law provides for sentences of up to five years for homosexual activity. For years now, the LGBTIQ community has been subjected to numerous number of violence and discrimination. For example three (3) LGBT women Eva, Marie and Col wer locked up in Bertoua Central Prison in East Cameroon for over two years, Four gay men arrested, beaten in Kekem in June last year and two (2) lesbians had to pay $514 bribe for freedom among others.

“Shakiro and Patricia remain examples of what the LGBTI community continues to face across the african continent. Discrimination and hatred towards innocent members of our community needs to stop. The state’s fundamental duty remains to respect all forms of human rights and ensure protection of her citizens without fail.” Richard Lusimbo, the Programmes Manager of Pan Africa ILGA mentioned.

By the time of writing this statement, an online petition by Working for Wellbeing had been released in solidarity with the two arrested trans women. The petition is targeting  the Government of Cameroon, the Cameroon Human Rights Commission, the Human Rights Directorate of MINJUSTICE, and International bodies.

“We join Working For Our Wellbeing and other activists to call on the government of Cameroon to release them immediately and put in place all measures to guarantee their security and wellbeing.” Nate Brown mentioned.

About Pan Africa ILGA
Pan Africa ILGA (PAI) is the African region of the International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA). It gathers approximately 255 organizations throughout the Region working for human rights and equality for LGBTIQ+ people.

For more details; please visit www.panafricailga.org or email us at comms@panafricailga.org

French

 Déclaration de Pan Africa ILGA sur l’arrestation de la célébrité trans camerounaise Shakiro

Johannesburg vendredi 12 mars. Pan Africa ILGA a rejoint les militants LGBTIQ à travers l’Afrique de l’Ouest pour appeler à la libération immédiate de Mildred Loic (Shakiro) et Moute Rolland (Patricia) arrêtés par la gendarmerie de Nkoulouloun – Douala le 8 février 2021.

Les deux ont été arrêtés pour homosexualité et après que les gendarmes ont demandé leurs cartes d’identité qu’ils n’avaient pas. Des reportages ont montré que la police les avait interrogés sur leur homosexualité présumée, en recourant à des menaces et à la torture. La police leur a fait signer une confession sans leur permettre de l’examiner. Plus tard, les deux personnes arrêtées ont été emprisonnées avec plus de 30 hommes dans un espace de 10 mètres carrés où de nombreux détenus devaient dormir par terre.

«Nous avons appris que Shakiro et Patricia n’avaient pas eu accès à un avocat et à leurs familles lors de leur arrestation. Ils ont été menacés de mort par d’autres détenus et continuent d’être traumatisés. C’est une entrave aux droits humains fondamentaux auxquels les deux ont droit sans discrimination. » Nate Brown, le directeur exécutif de Pan Africa ILGA a mentionné.

Le Cameroun reste l’un des États africains où l’homosexualité est illégale. La loi camerounaise prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans pour activité homosexuelle. Depuis des années, la communauté LGBTIQ est soumise à de nombreuses violences et discriminations. Par exemple, trois (3) femmes LGBT, Eva, Marie et Col, ont été enfermées à la prison centrale de Bertoua dans l’est du Cameroun pendant plus de deux ans, quatre homosexuels arrêtés, battus à Kekem en juin de l’année dernière et deux (2) lesbiennes ont dû payer 514 $. pot-de-vin pour la liberté entre autres.

«Shakiro et Patricia restent des exemples de ce à quoi la communauté LGBTI continue de faire face à travers le continent africain. La discrimination et la haine envers les membres innocents de notre communauté doivent cesser. Le devoir fondamental de l’État reste de respecter toutes les formes de droits de l’homme et d’assurer la protection de ses citoyens sans faute. » Richard Lusimbo, le responsable des programmes de Pan Africa ILGA a mentionné.

Au moment de rédiger cette déclaration, une pétition en ligne de Working for Wellbeing avait été publiée en solidarité avec les deux femmes trans arrêtées. La pétition vise le gouvernement du Cameroun, la Commission camerounaise des droits de l’homme, la Direction des droits de l’homme de la MINJUSTICE et des organismes internationaux.

«Nous nous joignons à Working For Our Wellbeing et à d’autres militants pour appeler le gouvernement du Cameroun à les libérer immédiatement et à mettre en place toutes les mesures pour garantir leur sécurité et leur bien-être.» Nate Brown a mentionné.